Royaume de sainte-Croix


 
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 SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers

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Jehol Konmael
MessageSujet: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 13:16

(de l'anglo-saxon "privateers")
Le mot « corsaire » est attesté au XVe siècle au début du XVIIe siècle) mais le terme de était encore utilisé comme synonyme à la fin du Moyen-âge, d'où la confusion entre les deux acceptions.

Le corsaire combat pour son pays en tant de guerre. Il est lui aussi à son compte, mais au contraire des flibustiers, il ne se bat que pour son seul pays. Ou au moins, pour un seul pays à la fois. Au contraire du flibustier, le corsaire n'est pas en marge de la société de son pays. Il est plus proche du patriote que du révolté. Surcouf, par exemple, était en temps de paix un riche armateur bien vu de la bourgeoisie de son pays. Cependant, en
temps de guerre, il était aussi efficace et rusé que les flibustiers. Autre distinction importante, les corsaires limitent leur activité à la mer. Les
flibustiers ont monté leurs plus grandes opérations sur terre.
Sir Francis Drake (né en 1542 à Tavistock de Devon) et mort le 28 janvier 1596 est un corsaire et esclavagiste anglais.


Dernière édition par Jehol Konmael le Mer 27 Juin - 18:54, édité 4 fois
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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 13:17

BOUCANIER : Le boucanier n'est pas un marin, mais un chasseur de vaches sauvages, ou de cochons. Si on confond souvent boucanier avec pirate, c'est parce qu'en anglais on désigne les flibustiers sous le nom de buccaneers ou privaters.

Les boucaniers forment un confrérie d'hommes très serrée et radicalement en marge de toute autorité. Dès la fin du XVIe siècle,
des petits camps de boucaniers se dressent dans le nord-ouest de Saint-Domingue. Il traite la viande par un procédé appris des Indiens appelé
boucanage. Les boucaniers tirent leur nom du "boucan", claie de branches sur laquelle ils cuisent la viande au-dessus d'un feu de bois vert. La
cuisson et la fumée permettent une excellente conservation des quartiers de viande. Quant aux peaux, arrosées de gros sel, elles sèchent au soleil.


Toujours en quête de vivres, les navires hollandais, anglais ou français connaissent bien les baies où vivent les boucaniers. La viande et les peaux s'échangent contre des armes, de la poudre et du rhum.

A l'occasion, les boucaniers pillent les navires rejetés sur la côte par les tempêtes. Ils vont aussi s'embusquer sur de petites barques près des villages espagnols. Les boucaniers accueillent tous les déserteurs et aventuriers qui acceptent leurs règles de vie aux mœurs très libres. Remarquables chasseurs, habitués aux longues marches en forêt, les boucaniers sont aussi très à l'aise sur un bateau. Solides gaillards bien
nourris, ils deviennent de redoutables combattants lors des corps à corps sanglants des abordages.


Les boucaniers sont tous armés d'un fusil de 4 pieds de canon appelé le "fusil à giboyer" et ordinairement d'un pistolet ou deux à la ceinture. Ils portent également un bon sabre ou un coutelas spécial servant à dépecer le gibier. Les boucaniers faisaient fabriquer en France ce modèle spécial de fusil de fort calibre. Il se chargeait d'une manière exceptionnellement rapide pour l'époque, pouvant tirer trois coups dans le temps qu'un fusil militaire en tirait un seul. Leur poudre venait de Cherbourg. Elle était de première qualité et fabriquée spécialement pour eux.
On l'appelait "poudre de boucanier". Elle se conservait dans des calebasses ou tubes de bambou bouchés de cire. Les flibustiers, souvent anciens
boucaniers, préféraient l'usage de cette mousqueterie aux canons d'un navire.
Grimpés dans les mâts, ils s'amusaient à décimer à coups de fusil les servants des pièces d'artillerie du navire attaqué. Le plus souvent, au moment de l'abordage, l'équipage ennemi était parti se cacher dans la cale pour éviter leurs tirs précis.


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 14:19

FRERES DE LA COTE : Les boucaniers se sont probablement désignés ainsi en premier. Mais l'expression englobe autant les flibustiers, les coupeurs de bois de teinture de la côte du Honduras et du golfe de Campeche. Les "Frères de la côte" partagent une même solidarité et un même amour de leur vie d'hommes

Treize implantations qui font le tour complet des Caraïbes



  • La baie de Campechel'ouest du Yucatanespagnol), où vivent plusieurs camps de coupeurs de bois de teinture (le Campêche), utilisé pour donner la couleur noire, très demandée à l'époque.

  • L'île de Roatán, (proche de la côte du Honduras), où des Indiens se sont accouplés avec des nègres marrons dès le XVIe siècle,
  • et qui accueille jusqu'à 5 000 boucaniers avant que leur chef Henry Morgan ne soit nommé en 1672 dans l'administration de la Jamaïque, où il acquiert deux plantations et renie son passé de pirate, allant jusqu'à attaquer le chirurgien et corsaire Alexandre-Olivier Exquemelin (Fils d'un apothicaire protestant, il naît et grandit à Honfleur. Après des études en Hollande où il devient apprenti-chirurgien, il s'engage auprès de la Compagnie des Indes Occidentales afin de finir son apprentissage. Partant du Havre, il arrive à la Tortue le 7 juillet 1666. Là-bas, il est acheté par le sieur de la Vie, commis général de la dite Compagnie à Saint-Domingue (colonie française), qui, contre sa volonté en fait un ouvrier agricole, et non un engagé-chirurgien. Au bout d'un an de service, il tombe gravement malade, son maître refusant de le soigner, il attire l'attention des capucins de l'îles, puis du gouverneur qui le fait racheté par un maître-chirurgien auprès de qui il finira enfin sa formation. Une fois libéré de son contrat, il rejoint très vite le milieu de la flibuste et se mettra pendant huit années au service de groupes de pirates comme chirurgien de bord, notamment celui d'Henry Morgan. Il joue un rôle important dans la guerre des Caraïbes opposant Français, Hollandais et Espagnols. Après un retour rapide en Europe, il participe en 1697 au pillage de Carthagène des Indes avec une flotte de dix galions et cinq frégates lui appartenan. C'est une des attaques pirates sur une ville les plus célèbres, notamment grâce à ses propres écrits. Après ce dernier fait d'armes, il disparaît de l'Histoire, aucun écrit ne relatant le reste de sa vie ni sa mort.)
  • La côte de Bélize, qui fait face à Roatán, dans l'État anglophone actuel du même nom, où se réfugient les boucaniers à leur expulsion de Roatán et où ils sont ensuite regroupés. Accompagné de bûcherons écossais2, le capitaine Peter Wallace, lieutenant de Walter Raleigh (Sir Walter Raleigh, né à Hayes Barton, Devonshire, vraisemblablement en 15521 - décapité le 29 octobre 1618 à la Tour de Londres, est un écrivain, poète, courtisan, officier et explorateur anglais.) s’était dès 1634 installé dans la mangrove impénétrable de Bélize, là où sera bâtie Bélize City3. Ils exploitent le bois d'acajou.
  • Les toutes petites Îles de laProvidence. Dès 1602, le corsaire hollandais Abraham Blauvelt (en) ou Bleeveldt, s'était installé en face, sur la côte du Nicaragua, près de la ville de Bluefields. L'éditeur et marchand Nathaniel Butler, un ancien de la Compagnie de Virginie y fonde la Compagnie des îles de la Providence. Ils obtiennent le droit d'attaquer les Espagnols en 1636, sont vaincus en 1641, par eux mais les îles restent un repaire de boucaniers.
  • La côte des Mosquitos qui leur fait face sur la côte de l'actuel Nicaragua, où ils se réfugient en 1641 après l'attaqueespagnole et où les Indiens Mosquitos parlent encore un créole anglophone.
  • L'Île de la Nouvelle-Providence, capitaledes corsaires anglophones des Bahamas au début du XVIIIe siècle. Le gouverneur des Bahamas Robert Clarke se verra privé en 1684 de son mandat par le roi Charles II d'Angleterre, qui veut créer une zone de tranquillité favorable au développement du sucre et au commerce triangulaire à la Jamaïque dont Henry Morgan est nommé gouverneur général la même année.
  • Les îles San Blas, où vivent liés les pirates du Panama, les corsaires huguenots et les indiens Kunas.
  • L'île de Curaçao, oùéchouent les tentatives de plantations pour cause de sol pauvre et qui devient plaque tournante et entrepôt des trafics hollandais.
  • L'Île-à-Vache, sur la côte sud de Saint-Domingue, utilisée dès le XVIe siècle par les corsaires huguenots comme Jacques de Sores et Jean Leclerc. (De Sores est connu pour la prise de La Havane en 1555 avec 200 marins. Durant un mois il a pillé la ville, à la recherche de l’or des Espagnols. Il a tué des Espagnols et des esclaves noirs et il a incendié le port. Surnommé « l’Ange Exterminateur », Jacques de Sores est l’un des premiers corsaires huguenots qui ont investi leurs forces dans le combat contre l’Espagne au moment de la rapide diffusion du protestantisme en France. Il s’est rendu célèbre lors de la prise de La Havane en insultant le Pape, par le biais d’une pantomime, qui était alors l’ennemi des protestants en raison des procédures de l’Inquisition, et qui défendait le partage du Nouveau Monde entre portugais et espagnols. Avant lui, François Le Clerc, dit Pepleg, ou encore Jambe de bois, avait sévi tout proche en juillet 1552 en mettant à sac l’ile portugaise de Porto Santo. Puis, en 1553 dans les Caraïbes, Saint-Domingue, Azua, La Yaguana, Monte Cristi et l’actuel Port-au-Prince, ont été pillés et incendiés. En 1554, Leclerc prend Santiago de
  • Cuba, et la ruine si complètement que les Espagnols transfèrent la direction de Cuba à La Havane. Il est célèbre également pour avoir capturé au large des Canaries un navire en route pour le Brésil sur lequel se trouvaient une quarantaine de missionnaires jésuites portugais et espagnols. Les missionnaires furent maltraités et jetés à la mer (15 juillet 1570). Morts pour la foi, ils seront béatifiés par Pie IX en 1854.)
  • Port-Royal de la Jamaïque, plaque tournante d'un large repaire de flibustiers jusqu'à ce que l'un d'eux, Henry Morgan, ne se rallie à Londres en 1672. La ville sera rayée de la carte par le séisme de 1696, qui pousse les Anglais à construire le port de Kingston dans un autre endroit.
  • L'Île de laTortue, proche de la côte nord-ouest de Saint-Domingue, où des exilés de l'Île Saint-Christophe s'installent dans les années 1630, en particulier François Levasseur, l'un des officiers huguenots ayant servi sous Pierre Belain d'Esnambuc. À Saint-Thomas, petite-île à l'extrême-est de Porto Rico, le gouverneur Adolphe Esmit ancien flibustier accueille et protège ses anciens compagnons frères de la côte dont le pirate français PaulHamelin et l'Anglais John Coxon.
  • L'île d'Anguilla, située un peu plus loin, au nord-est des petites Îles Sous-le-Vent, nid de corsaires et excellent entrepôt pour le recel des prises.


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 14:43

FLIBUSTIER : Le mot dérive du néerlandais "vrijbuiter", libre faiseur de butin.

Le flibustier est muni d'une "commission" décernée par un pays qui, en temps de guerre, lui permet de piller une nation ennemie. En fait, les gouverneurs de petites îles sans revenus et pratiquement sans secours de leur nation offrent sans regarder de trop près des commissions
à tout capitaine un peu entreprenant. Un flibustier est donc un mercenaire qui s'engage dans un camp. Son seul salaire est le butin qu'il prend sur l'ennemi.
Il verse une part au gouverneur représentant la nation "amie" qui en retour lui permet de venir en toute sécurité dans les ports de ses colonies.
Evidemment, les capitaines flibustiers ont souvent en leur possession des lettres de "commission" provenant de plusieurs nations différentes ce
qui leur permet d'attaquer qui ils veulent !


La distinction entre flibustier et pirate est très mince dans la pratique. Mais la flibusterie se distingue par une organisation sociale égalitaire unique.

Les flibustiers se composent d'aventuriers français, hollandais et anglais exilés aux Antilles à partir du début du XVIIe siècle pour fuir les guerres civiles ou la persécution religieuse en Europe et la pression économique des autorités royales.

La plupart s'installent sur l'Île de la Tortue, au large d'Hispaniola. Disputée par les Anglais, les Hollandais, les Espagnols et les Français, cette île servait d'escale et de port de ravitaillement aux contrebandiers et aux corsaires des Caraïbes. Au début du XVIIe siècle, elle était sous l'autorité du
Français
Pierre Belain d'Esnambuc, qui avait fondé la Compagnie de Saint-Christophe, devenue la Compagnie des îles d'Amérique
en 1635. Chassé par les Espagnols de l'
Île Saint-Christophe, Belain d'Esnambuc s'empara avec ses compagnons français et anglais de l'île de
la Tortue et en expulsa les Espagnols en 1627. Il fut rejoint plus tard par des Hollandais chassés de l'
île Sainte-Croix et par une centaine d'Anglais chassés de l'île Niévès. Rapidement, les aventuriers qui vivaient sur l'île de la Tortue décidèrent de mener des actions en mer. Ils devinrent les premiers flibustiers.

L'un de ces flibustiers, Jérémie Deschamps seigneur du Rausset, ancien compagnon de Levasseur, avait obtenu à la fois des commissions
françaises et anglaises. Ayant repris l'île de la Tortue au nom des autorités des autorités anglaises en 1660, il remis à des flibustiers des commissions en son propre
nom, ce qui entraîna sa destitution par le gouverneur de la Jamaïque. Du Rausset décida alors de gouverner l'île en vertu de sa commission française, s'affranchissant ainsi de la tutelle anglaise. des personnages comme le Français François L'Olonnais (Jean-David Nau, dit François l'Olonnais est considéré comme l'un des pirates les plus cruels et sanguinaires toutes époques confondues. D'origine française, né aux Sables-d'Olonne en 1630, il commit ses principaux actes de piraterie en compagnie de Michel le Basque. Après avoir fait naufrage en 1669 sur la côte de Darién, au Panamá, il est capturé puis est haché, rôti et mangé par des Indiens cannibales) et le Gallois Henry Morgan(Sir Henry Morgan (né le 24 janvier en 1637 au Pays de Galles - mort le 23 août 1688 à la Jamaïque), était un flibustier ayant souvent goûté à la piraterie, ou un pirate boucanier ayant souvent accepté des missions de corsaire. Homme violent et sans scrupules, il mena une existence de bandit, volant et tuant sans compter, mais ses expéditions audacieuses, dont la plupart se déroulèrent sur la terre ferme, en firent l'un des capitaines les plus respectés des Caraïbes. Il considérait les bateaux comme un moyen de transport efficace, mais pas comme une arme précieuse. Il connut en effet de nombreux naufrages dus à son manque de talent en tant que capitaine. Malgré sa cruauté, il fut anobli à la fin de sa vie. En effet en 1674, il est fait chevalier par Charles II avant de retourner en Jamaïque l'année suivante pour y prendre le poste de lieutenant gouverneur et recevoir en récompense de sa conversion aux intérêts de la dynastie Stuart deux importantes plantations de sucre.)
marquent l'histoire de la flibuste.


Les Provinces-Unies constituent la partie nord et protestante des Pays-Bas espagnols d'alors, appelée à devenir les Pays-Bas au sens d'aujourd'hui ; elles arrachent leur indépendance à l'Espagne au cours de la Guerre de Quatre-Vingts Ans (1568-1648), appelée aussi Révolte
des Gueux
(de 1618 à 1648, la Guerre de Quatre Vingt Ans se confond avec la Guerre de Trente Ans, guerre pan-européenne de même objectif : affaiblir la puissance excessive du Saint Empire et de l'Espagne deux puissances aux mains des Habsbourg. Cette indépendance est reconnue internationalement en 1648 par les traités de Westphalie.

Ce terme de Gueux ne doit pas tromper. C'est une référence ironique à un de leurs adversaires, Charles de Berlaymont qui les avait traités de gueux. En réalité, il y avait aussi des riches et des nobles parmi les protestants. Le plus important est Guillaume Ier d'Orange-Nassau, considéré comme le père fondateur des Provinces-Unies. La révolte des Gueux comporte un important volet maritime mené par les Gueux de la mer, écumeurs protestants.




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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 15:07

PIRATE : (du grec "peiratès")

Le pirate est un complet hors la loi. Toutes les nations le pourchassent, il les attaque toutes. Il arrivait souvent en temps de paix que des flibustiers deviennent tout simplement des pirates. Mais beaucoup préfèrent devenir planteurs ou fermiers... en attendant la prochaine guerre!
S'il est pris, on le pend haut et court. Haut pour que tout le monde le voit, et court pour économiser de la corde! Et pour ceux qui poursuivent la quête du pirate il vous faudra retenir l'année de naissance de Sir Drake le corsaire pour l'ajouter à la date trouvée de la première étape (l'opéra de Sidney) avant de poursuivre à la prochaine étape.


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 15:09

Contrat d'une partie de chasse entre Bartholomew et ses pirates


I . Chaque pirate pourra donner sa voix dans les affaires d'importance et liqueurs fortes nouvellement prises, à moins que la disette n'oblige le public d'en disposer autrement, la décision étant prise par vote"

II. Les pirates iront tour à tour, suivant la liste qui en sera faite, à bord des prises et recevront pour récompense, outre leur portion ordinaire de butin
: une chemise de toile. Mais s'ils cherchent à dérober à la compagnie de l
"."'argenterie, des bijoux ou de l'argent d'une valeur d'un ducca, ils seront
abandonnés sur une île déserte. Si un homme en vole un autre, on lui coupera le nez et les oreilles et on le déposera à terre en quelque endroit inhabité et désert."

" III. Il est interdit de jouer de l'argent aux dés ou aux cartes."

" IV. Les lumières et les chandelles doivent être éteintes à huit heures du soir. Ceux qui veulent boire, passé cette heure, doivent rester sur le pont sans lumière."

" V. Les hommes doivent avoir leur fusil, leur sabre et les pistolets toujours propre et en état de marche."

" VI. La présence de jeunes garçons ou de femmes est interdite. Celui que l'on trouvera entrain de séduire une personne de l'autre sexe et de
la faire naviguer déguisée sera puni de mort."

" VII. Quiconque déserterait le navire ou son poste d'équipage pendant un combat sera puni de mort ou abandonné sur une île déserte."

" VIII. Personne ne doit frapper quelqu'un d'autre à bord du navire ; les querelles seront vidées à terre de la manière qui suit, à l'épée ou au
pistolet. Les hommes étant préalablement placés dos à dos feront volte-face au commandement du quartier-maître et feront feu aussitôt. Si l'un d'eux ne tire pas, le quartier-maître fera tomber son arme. Si tous deux manquent leur cible, ils prendront leur sabre et celui qui fait couler le sang le premier sera déclaré vainqueur."

" IX. Nul ne parlera de changer de vie avant que la part de chacun ait atteint 1 000 livres. Celui qui devient infirme ou perd un membre en service recevra 800 pièces de huit sur la caisse commune et, en cas de blessure moins grave, il touchera une somme proportionnelle."

" X. Le capitaine et le quartier-maître recevront chacun deux parts de butins, le canonnier et le maître d'équipage, une part et demie, les
officiers une part et un quart, les flibustiers une part chacun."

" XI. Les musiciens auront droit de se reposer le jour du Sabbat. Les autres jours de repos ne leur seront accordés que par faveur."


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 15:11

Le pavillon noir –« le Jolly Roger « : le pavillon de la peur

Sa première apparition fut signalée en 1700, par le capitaine du Her Majesty's Ship attaqué au large de Santiago de Cuba par un pirate français du nom de Emmanuel Wynne. Ce dernier arborait un pavillon noir avec tête de mort, tibias croisés et sablier, symbole du peu de temps restant à l'adversaire pour prendre une décision de combattre ou se rendre. Le crâne et les tibias sont le symbole de la mort lequel fut utilisé par quelques armées européennes au XVe siècle avant que les pirates reprennent
cette " idée ".


Le drapeau pirate appartient à l’origine, à l’autre famille de pavillons, celle des pavillons dits « de signaux » , servant à communiquer visuellement entre navires. Ces pavillons, utilisaient, et utilisent toujours, un code connu de tous et basé sur l’association de couleurs.

Dans le langage de l’époque, ce n’est donc pas le noir seul mais l’association des deux couleurs noires et blanches qui comptait et qui servait à annoncer aux vaisseaux qu’ils étaient sur le point de se faire aborder. Ce pavillon n’était d’ailleurs pas un pavillon synonyme de mort car il laissait au contraire à l’équipage un court laps de temps pour choisir de se rendre sans résistance et éviter le bain de sang. Cette notion de temps, symbolisée sur les drapeaux par un sablier blanc

On imagine mal les bateaux pirates voguant fièrement sous pavillon noir. Annoncer longtemps à l’avance leurs intentions d’abordage et laisser le temps aux navires de fuir ou de s’organiser n’aurait pas été très productif. C’eut été fairplay certes, mais les pirates ne sont pas connus pour avoir tous été de parfaits gentlemen. Ils ne hissaient ce pavillon qu’au dernier moment, quand ils le hissaient.

Le drapeau qui, lui, était synonyme de mort et de désolation n’était ni blanc ni noir mais rouge. Il signifiait que l’heure n’était plus à la reddition

Le Jolly Roger n’était hissé – quand il l’était – qu’au tout dernier moment, juste avant de passer à l’attaque. La plupart du temps, les pirates
voulaient bénéficier de l’effet de surprise et tout leur était bon pour s’approcher au maximum de leur future victime sans éveiller les soupçons, y
compris de s’habiller en femmes ou d’utiliser des navires marchands... Il était donc hors de question de hisser le pavillon noir avant d’être certain que
l’ennemi ne pouvait plus s’échapper.


En mer, les pirates n’arboraient généralement aucun drapeau et lors d’une rencontre avec un autre bâtiment ils hissaient le pavillon d’une nation
«amie» pour endormir la méfiance. Et puis il ne faut pas oublier que le Jolly Roger ne fut pas utilisé par les pirates avant le début du XVIIIe siècle,
c’est-à-dire plus d’un siècle après l’apparition de la flibuste. Les flibustiers ne l’ont donc probablement jamais connu; ils arboraient simplement
les pavillons de la nation de laquelle ils avaient commission. La première trace attestée d'un pavillon à tête de mort provient semble-t-il d'un journal
anonyme d'une expédition en mer du Sud (océan Pacifique) qui eut lieu entre 1686 et 1694. Le drapeau était alors rouge et fut utilisé à terre contre les
Espagnols.


Plus tard, à partir du début des années 1700, il semble que chaque capitaine pirate avait son propre pavillon à tête de mort, personnalisé à souhait en utilisant les symboles emblématiques de la profession: os et squelettes pour la mort, sabres et poignards pour le combat et la force, sablier pour le temps qui passe. En témoigne le récit de Basil Ringrose, fin XVIIe, qui nous en donne un exemple lorsque les 330 hommes des capitaines Coxon, Harris, Sharpe, Cooke et Sawkins, formèrent sept compagnies pour traverser l'Isthme de Panama, chacun ayant son pavillon personnel :

«Tout d'abord, le capitaine Bartholomew Sharp avec sa compagnie avait un drapeau rouge, avec un tas de rubans blancs et verts. La deuxième division dirigée par le capitaine Richard Sawkins, avec ses hommes avaient un drapeau rouge rayé de jaune. Les troisième et quatrième, dirigée par le capitaine Peter Harris, avait deux drapeaux verts, sa compagnie étant divisé en deux plusieurs divisions. Le cinquième et sixième, dirigée par le capitaine John Coxon, qui avait une partie de Alleston et des hommes Mac-Kett se sont joints à la sienne, a fait deux divisions ou sociétés, et chacun d'eux avait un drapeau rouge. Le septième a été dirigée par le capitaine Cook, Edmund avec des couleurs rouges rayés de jaune, avec une main et l'épée de son dispositif. »

Généralement taillés dans de l’épaisse toile et confectionnés à grands points par les voiliers du bord, ces pavillons étaient grossiers et simplissimes. Leur fonction étant surtout de terroriser l’adversaire, la valeur esthétique n’avait donc pas trop d’importance...

Le pavillon noir .. et blanc était-il rouge ?

En fait on sait très peu de choses sur ce pavillon, pas même l’origine de son nom. On pense – mais rien n’est moins sûr – que Jolly Roger
est une altération du français «joli rouge», de par la couleur employée pour le drapeau servant à signifier «pas de quartier». Il est exact que dès 1694
l’Amirauté britannique imposa à ses corsaires l’utilisation du Red Jack, un pavillon rouge avec l’actuel Union Jack dans le coin supérieur
gauche. En 1714, la fin de la guerre de succession d’Espagne rendit illégale la chasse aux Espagnols et de nombreux marins Anglais rejoignirent alors la piraterie. Il est possible que certains gardèrent l’emblème du Red Jack eu égard à sa couleur de sang. Mais quant à savoir pourquoi le mot serait dérivé du français et comment de rouge il passa à noir: mystère!


Une chose est sûre: les pirates ne furent certainement pas les premiers à utiliser les symboles du crâne et des os. Déjà dans l’Antiquité, puis dans
l’Europe du Moyen Age, on évoquait ainsi la mort dans des catacombes, sur des tombes, dans des cryptes, des temples ou des mausolées. Il est par contre difficile de savoir à partir de quand de tels symboles furent employés comme drapeau signifiant mort et révolte. Une hypothèse parmi d’autres prétend que la flotte guerrière des templiers de Roger II de Sicile, au XIIe siècle, serait le véritable précurseur du pavillon à tête de mort. En conflit avec le pape à propos de ses victoires d’Apulia et de Salerno, en 1127, le roi de Sicile aurait mis sur pied une flotte rebelle qui, bien des années plus tard, à la dissolution de leur ordre, s’en serait prise aux possessions de l’Église, arborant la tête de mort et les os croisés en rappel de la croix pattée.


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MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 15:19



PAVILLON DU PIRATE BARBE NOIR


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MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 15:22



PAVILLON DE BARTHOLOMEW ROBERTS


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MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 15:23



PAVILLON DE CHRISTOPHER MOODY


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MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 15:25



PAVILLON DE EMMANUEL WYNNE


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MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 15:27



PAVILLON DE JOHN QUELCH


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 15:28



PAVILLON DIT "LE SANS QUARTIER"


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Jeu 14 Juin - 15:29

Le Jolly Roger devint aussi l’emblème de nombreux militaires britanniques et américains, en signe de force et de bravoure. C’est durant la
première guerre mondiale que la Royal Navy l’utilisa tout d’abord, avant que la Royal Australian Navy en fasse de même lors de la seconde guerre mondiale. Le pavillon noir aux deux tibias croisés fait encore partie, de nos jours, du drapeau de la Royal Navy Submarine Service:
on a pu le voir flotter sur de nombreux bâtiments britanniques lors des conflits des îles Malouines, du Kosovo ou de la guerre du Golfe. Plus près de
nous encore, le 16 avril 2003 à Plymouth, on a pu voir le Jolly Roger fièrement accroché au 1er vaisseau de la Royal Navy, le HMS Turbulent, de retour d’Irak. Côté américain, c’est dans l’aviation navale que le Jolly Roger s’illustra depuis 1943, plus particulièrement au sein des escadrons VF-17, VF-84 et VFA-103 de l’US Navy. Au début, le pavillon noir était discrètement estampillé sur le capot moteur des Corsairs, mais de nos jours il est bien en évidence sur les dérives de certains Tomcats ou
Hornets. Particulièrement apprécié des rebelles de tous les bords, le Jolly Roger est aussi devenu l’emblème de nombreux groupements anarchistes, de groupes de rock ou de pirates informatiques.


Dérives de Tomcats


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Dim 11 Nov - 17:02

Jehol Konmael a écrit:
(de l'anglo-saxon "privateers")

Le mot « corsaire » est attesté au XVe siècle au début du XVIIe siècle) mais le terme était encore utilisé comme synonyme de pirate , d'où la confusion entre les deux acceptions.


Le corsaire combat pour son pays en temps de guerre et il reçoit pour cela une lettre de marque d'un territoire qui l'emploi. Le flibustier est lui aussi à son compte, mais au contraire de corsaires , il ne se bat que pour un gouverneur qui n'a pas toujours le feu vert du roi. Au passage le gouverneur des iles en profite popur s'ebrichir! Auiinsi une lettre de marque protège le corsaire alors qu'une lettre de course n'a aucun légitimité pour le roi qui peut être floué par son gouverneur.

Donc au contraire du flibustier, le corsaire n'est pas en marge de la société de son pays. Il est plus proche du patriote que du révolté. Surcouf, par exemple, était en temps de paix un riche armateur bien vu de la bourgeoisie de son pays. Cependant, en temps de guerre, il était aussi efficace et rusé que les flibustiers. Autre distinction importante, les corsaires limitent leur activité à la mer. Les flibustiers ont monté leurs plus grandes opérations sur terre.

Sir [b]Francis Drake
r et Sir John Hawkins, parfois écrit John Hawkyns, , organiseront de grandes expéditions terrestes pour s'emparer de richesses et s'enrivchiront dans la vente d'esclaves à haur te échelle!

J'ai corrigé car le texte copier/coller manquait de nombreuses partie. ma correction est en vert
JEHOL


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Dim 11 Nov - 17:04

Est-ce suffisant pour répondre à tes interrogations?


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Dim 11 Nov - 18:08

BOUCANIER :

Le boucanier n'est pas un marin, ...c'est un chasseur de vaches sauvages,
ou de cochons.

Alors que fait-il dans notre listes? A cela plusieurs raisons:

1 - on a appelé en anglais les flibustiers (voir à ce mot) des buccaneers . Cela a créé une confusion de genre

2 - Les boucaniers forment un confrérie d'hommes en marge de toute autorité dans le nord-ouest de Saint-Domingue. Il traite la viande par un procédé appris des Indiens appelé boucanage (du mot "boucan", claie de branches sur laquelle ils cuisent la viande au-dessus d'un feu de bois vert). La cuisson et la fumée permettent une excellente conservation des quartiers de viande pour les voyages au long cours. Quant aux peaux, arrosées de gros sel, elles sèchent au soleil et sont réutilisées!!. Toujours en quête de vivres, les navires hollandais, anglais ou français connaissent bien les baies où vivent les boucaniers. La viande et les peaux s'échangent contre des armes, de la poudre et du rhum.

3 - A l'occasion, les boucaniers pillent les navires rejetés sur la côte par les tempêtes. Ils vont aussi s'embusquer sur de petites barques près des villages espagnols. Les boucaniers accueillent tous les déserteurs et aventuriers qui acceptent leurs règles de vie aux mœurs très libres. Remarquables chasseurs, habitués aux longues marches en forêt, les boucaniers sont de solides gaillards
bien nourris, iredoutables combattants lors des corps à corps sanglants des abordages.

4 - Les boucaniers sont tous armés d'un fusil de 4 pieds de canon appelé le "fusil à giboyer" et ordinairement d'un pistolet ou deux à la ceinture. Ils portent également un bon sabre ou un coutelas spécial servant à dépecer le gibier. Les boucaniers faisaient fabriquer en France ce modèle spécial de fusil de fort calibre. Il se chargeait d'une manière exceptionnellement rapide pour l'époque, pouvant tirer trois coups dans le temps qu'un fusil militaire en tirait un seul. Leur poudre venait de
Cherbourg. Elle était de première qualité et fabriquée spécialement pour eux. On l'appelait "poudre de boucanier". Elle se conservait dans des calebasses ou tubes de bambou bouchés de cire. Alors ces boucaniers ont embarqués sur des navires et sont devenus des flibustiers (voir à ce mot). Grimpés dans les mâts, ils s'amusaient à décimer à coups de fusil les servants des pièces d'artillerie du navire attaqué. Le plus souvent, au moment de l'abordage, l'équipage ennemi était parti se cacher dans la cale pour éviter leurs tirs précis.


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MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Dim 11 Nov - 18:20

FLIBUSTIER :

Le mot dérive du néerlandais "vrijbuiter", "libre faiseur de butin".

Le flibustier est muni d'une "commission" décernée par un pays qui, en temps de guerre, lui permet de piller une nation ennemie. En fait, les gouverneurs de petites îles sans revenus et pratiquement sans secours de leur nation offrent sans regarder de trop près des commissions à tout capitaine un peu entreprenant.

Un flibustier est donc un mercenaire qui s'engage dans un camp. Son seul salaire est le butin qu'il prend sur l'ennemi.
Il verse une part au gouverneur représentant la nation "amie" qui en retour lui permet de venir en toute sécurité dans les ports de ses colonies.

Evidemment, les capitaines flibustiers ont souvent en leur possession des lettres de "commission" provenant de plusieurs nations différentes ce qui leur permet d'attaquer qui ils veulent !

La flibusterie se distingue par une organisation sociale égalitaire unique. Les flibustiers se composent d'aventuriers français, hollandais et anglais exilés aux Antilles à partir du début du XVIIe siècle pour fuir les guerres civiles ou la persécution religieuse en Europe et la pression économique des autorités royales.

La plupart s'installent sur l'Île de la Tortue, au large d'Hispaniola.
Disputée par les Anglais, les Hollandais, les Espagnols et les Français, cette île servait d'escale et de port de ravitaillement aux
contrebandiers et aux corsaires des Caraïbes. Chassé par les Espagnols de l'Île Saint-Christophe, Belain d'Esnambuc s'empara avec ses compagnons français et anglais de l'île de la Tortue et en expulsa les Espagnols en 1627. Il fut rejoint plus tard par des Hollandais chassés de l'île Sainte-Croix et par une centaine d'Anglais chassés de l'île Niévès.


Rapidement, les aventuriers qui vivaient sur l'île de la Tortue décidèrent de mener des actions en mer. Ils devinrent les premiers
flibustiers.

Quelques noms connus:
1 - Jérémie Deschamps seigneur du Rausset, avait obtenu à la fois des commissions françaises et anglaises. Ayant repris l'île de la Tortue au nom des autorités des autorités anglaises en 1660, il remis à des flibustiers des commissions en son propre nom, ce qui entraîna sa destitution par le gouverneur de la Jamaïque. Du Rausset décida alors de gouverner l'île en vertu de sa commission française, s'affranchissant ainsi de la tutelle anglaise.

2 - Le Français François L'Olonnais (Jean-David Nau, dit François l'Olonnais est considéré comme l'un des pirates les plus cruels et sanguinaires toutes époques confondues. Au début c'était un flibustier ayant souvent goûté à la piraterie, ou un pirate boucanier ayant souvent accepté des missions de corsaire. cela montre les confusions sur mer!!! Après avoir fait naufrage en 1669 sur la côte de Darién, au Panamá, il est capturé puis est haché, rôti et mangé par des Indiens cannibales)


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Dim 11 Nov - 18:25

PIRATE : (du grec "peiratès")

Le pirate est un complet hors la loi. Toutes les nations le pourchassent, il les attaque toutes. Il arrivait souvent en temps de paix que des flibustiers deviennent tout simplement des pirates. Mais beaucoup préfèrent devenir planteurs ou fermiers... en attendant la prochaine guerre!
S'il est pris, on le pend haut et court. Haut pour que tout le monde le voit, et court pour économiser de la corde!

Mais ce n'est pas un homme "sans foi ni loi" (ci-après Contrat d'une partie de chasse entre Bartholomew et ses pirates)

Il a une loi très protectrice de ses hommes:

I . Chaque pirate pourra donner sa voix dans les affaires d'importance et liqueurs fortes nouvellement prises, à moins que la disette n'oblige le public d'en disposer autrement, la décision étant prise par vote"

II. Les pirates iront tour à tour, suivant la liste qui en sera faite, à bord des prises et recevront pour récompense, outre leur portion ordinaire de butin : une chemise de toile. Mais s'ils cherchent à dérober à la compagnie de l "."'argenterie, des bijoux ou de l'argent d'une valeur d'un ducca, ils seront abandonnés sur une île déserte. Si un homme en vole un autre, on lui coupera le nez et les oreilles et on le déposera à terre en quelque endroit inhabité et désert."

" III. Il est interdit de jouer de l'argent aux dés ou aux cartes."

" IV. Les lumières et les chandelles doivent être éteintes à huit heures du soir. Ceux qui veulent boire, passé cette heure, doivent rester sur le pont sans lumière."

" V. Les hommes doivent avoir leur fusil, leur sabre et les pistolets toujours propre et en état de marche."

" VI. La présence de jeunes garçons ou de femmes est interdite. Celui que l'on trouvera entrain de séduire une personne de l'autre sexe et de la faire naviguer déguisée sera puni de mort."

" VII. Quiconque déserterait le navire ou son poste d'équipage pendant un combat sera puni de mort ou abandonné sur une île déserte."

" VIII.
Personne ne doit frapper quelqu'un d'autre à bord du navire ; les querelles seront vidées à terre de la manière qui suit, à l'épée ou au pistolet.
Les hommes étant préalablement placés dos à dos feront volte-face au commandement du quartier-maître et feront feu aussitôt. Si l'un d'eux ne tire pas, le quartier-maître fera tomber son arme. Si tous deux manquent leur cible, ils prendront leur sabre et celui qui fait couler le sang le premier sera déclaré vainqueur."

" IX. Nul ne parlera de changer de vie avant que la part de chacun ait atteint 1 000 livres. Celui qui devient infirme ou perd un membre en service recevra 800 pièces de huit sur la caisse commune et, en cas de blessure moins grave, il touchera une somme proportionnelle."

" X. Le capitaine et le quartier-maître recevront chacun deux parts de butins, le canonnier et le maître d'équipage, une part et demie, les officiers une part et un quart, les flibustiers une part chacun."

" XI. Les musiciens auront droit de se reposer le jour du Sabbat. Les autres jours de repos ne leur seront accordés que par faveur."


Dans la légende le drapeau noir est indissociable de la piraterie: Mais était-il noir ou rouge?


Le pavillon noir –« le Jolly Roger « : le pavillon de la peur

Sa première apparition fut signalée en 1700, par le capitaine du Her Majesty's Ship attaqué au large de Santiago de Cuba par un pirate français du nom de Emmanuel Wynne. Ce dernier arborait un pavillon noir avec tête de mort, tibias croisés et sablier, symbole du peu de temps restant à l'adversaire pour prendre une décision de combattre ou se
rendre. Le crâne et les tibias sont le symbole de la mort lequel fut utilisé par quelques armées européennes au XVe siècle avant que les pirates reprennent cette " idée ".


Le drapeau pirate appartient à l’origine, à l’autre famille de pavillons, celle des pavillons dits « de signaux » , servant à communiquer visuellement entre navires. Ces pavillons, utilisaient, et utilisent toujours, un code connu de tous et basé sur l’association de couleurs.

Dans le langage de l’époque, ce n’est donc pas le noir seul mais l’association des deux couleurs noires et blanches qui comptait et qui servait à annoncer aux vaisseaux qu’ils étaient sur le point de se faire aborder. Ce pavillon n’était d’ailleurs pas un pavillon synonyme de mort car il laissait au contraire à l’équipage un court laps de temps pour choisir de se rendre sans résistance et éviter le bain de sang.
Cette notion de temps, symbolisée sur les drapeaux par un sablier blanc

On imagine mal les bateaux pirates voguant fièrement sous pavillon noir.
Annoncer longtemps à l’avance leurs intentions d’abordage et laisser le temps aux navires de fuir ou de s’organiser n’aurait pas été très productif. C’eut été fairplay certes, mais les pirates ne sont pas connus pour avoir tous été de parfaits gentlemen. Ils ne hissaient ce pavillon qu’au dernier moment, quand ils le hissaient.

Le drapeau qui, lui, était synonyme de mort et de désolation n’était ni blanc ni noir mais rouge. Il signifiait que l’heure n’était plus à la reddition

Le Jolly Roger n’était hissé – quand il l’était – qu’au tout dernier moment, juste avant de passer à l’attaque. La plupart du temps, les pirates voulaient bénéficier de l’effet de surprise et tout leur était bon pour s’approcher au maximum de leur future victime sans éveiller les soupçons, y compris de s’habiller en femmes ou d’utiliser des navires marchands... Il était donc hors de question de hisser le pavillon noir avant d’être certain que l’ennemi ne pouvait plus s’échapper.

En mer, les pirates n’arboraient généralement aucun drapeau et lors d’une rencontre avec un autre bâtiment ils hissaient le pavillon d’une nation «amie» pour endormir la méfiance. Et puis il ne faut pas oublier que le Jolly Roger ne fut pas utilisé par les pirates avant le début du XVIIIe siècle, c’est-à-dire plus d’un siècle après l’apparition de la flibuste. Les flibustiers ne l’ont donc probablement jamais connu; ils arboraient simplement les pavillons de la nation de laquelle ils avaient commission. La première trace attestée d'un pavillon à tête de mort provient semble-t-il d'un journal anonyme d'une expédition en mer du Sud (océan Pacifique) qui eut lieu entre 1686 et 1694. Le drapeau était alors rouge et fut utilisé à terre contre les Espagnols.

Plus tard, à partir du début des années 1700, il semble que chaque capitaine pirate avait son propre pavillon à tête de mort, personnalisé à souhait en utilisant les symboles emblématiques de la profession: os et squelettes pour la mort, sabres et poignards pour le combat et la force, sablier pour le temps qui passe. En témoigne le récit de Basil Ringrose, fin XVIIe, qui nous en donne un exemple lorsque les 330 hommes des capitaines Coxon, Harris, Sharpe, Cooke et Sawkins, formèrent sept compagnies pour traverser l'Isthme de Panama, chacun ayant son pavillon personnel :

«Tout d'abord, le capitaine Bartholomew Sharp avec sa compagnie avait un drapeau rouge, avec un tas de rubans blancs et verts. La deuxième division dirigée par le capitaine Richard Sawkins, avec ses hommes avaient un drapeau rouge rayé de jaune. Les troisième et quatrième, dirigée par le capitaine Peter Harris, avait deux drapeaux verts, sa compagnie étant divisé en deux plusieurs divisions. Le cinquième et sixième, dirigée par le capitaine John Coxon, qui avait une partie de Alleston et des hommes
Mac-Kett se sont joints à la sienne, a fait deux divisions ou sociétés, et chacun d'eux avait un drapeau rouge. Le septième a été dirigée par le capitaine Cook, Edmund avec des couleurs rouges rayés de jaune, avec une main et l'épée de son dispositif. »


Généralement taillés dans de l’épaisse toile et confectionnés à grands points par les voiliers du bord, ces pavillons étaient grossiers et simplissimes.
Leur fonction étant surtout de terroriser l’adversaire, la valeur esthétique n’avait donc pas trop d’importance...


Le pavillon noir .. et blanc était-il rouge ?

En fait on sait très peu de choses sur ce pavillon, pas même l’origine de son nom. On pense – mais rien n’est moins sûr – que Jolly Roger est une altération du français «joli rouge», de par la couleur employée pour le drapeau servant à signifier «pas de quartier». Il est exact que dès 1694 l’Amirauté britannique imposa à ses corsaires l’utilisation du Red Jack, un pavillon rouge avec l’actuel Union Jack dans le coin supérieur gauche.
En 1714, la fin de la guerre de succession d’Espagne rendit illégale la chasse aux Espagnols et de nombreux marins Anglais rejoignirent alors la piraterie. Il est possible que certains gardèrent l’emblème du Red Jack eu égard à sa couleur de sang. Mais quant à savoir pourquoi le mot serait dérivé du français et comment de rouge il passa à noir: mystère!


Une chose est sûre: les pirates ne furent certainement pas les premiers à utiliser les symboles du crâne et des os. Déjà dans l’Antiquité, puis dans l’Europe du Moyen Age, on évoquait ainsi la mort dans des catacombes, sur des tombes, dans des cryptes, des temples ou des mausolées. Il est par contre difficile de savoir à partir de quand de tels symboles furent employés comme drapeau signifiant mort et révolte.
Une hypothèse parmi d’autres prétend que la flotte guerrière des templiers de Roger II de Sicile, au XIIe siècle, serait le véritable
précurseur du pavillon à tête de mort. En conflit avec le pape à propos de ses victoires d’Apulia et de Salerno, en 1127, le roi de Sicile aurait mis sur pied une flotte rebelle qui, bien des années plus tard, à la dissolution de leur ordre, s’en serait prise aux possessions de l’Église, arborant la tête de mort et les os croisés en rappel de la croix pattée.


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Jehol Konmael
MessageSujet: Re: SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers   Dim 11 Nov - 18:46

Ce dernioier sujet sur la piraterie est très complet...mais on peut l'édulcorer po de certaiones parties pourt les utiliser uniquement dans les questions des quêy tes

De même toute la partie des "Frères de la Côte" qui est un terme générique qui couvre "Flibustiers" "Pirates" et "Corsaires" par leurs lieux d'implantation. C('est donc plus un sujet de questionnement que la diffusion de l'info qui prête à confusion avec les 3 familles évoquées : Pirate - Corsaire - Flibustier et Boucanier!!

Je n'ai rien fait sur les corsaires car ce sont des soldats marins du roi!

Dois-je compléter
JEHOL


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SAVEZ-VOUS? Que sont les corsaires - pirates - flibustiers et boucaniers

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