Royaume de sainte-Croix


 
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 LES BOURBONS, ROIS, REINES, MINISTRES, MAITRESSES

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avatarDuc Leto
MessageSujet: LES BOURBONS, ROIS, REINES, MINISTRES, MAITRESSES   Sam 1 Oct - 1:36


Henri IV, fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret, est né au château de Pau en 1553 ; il a été assassiné à Paris en 1610. D'abord roi de Navarre sous le nom de Henri III (1562-1610), il devient roi de France en 1589, après avoir épousé en 1572 Marguerite de Valois, plus connue sous le nom de Reine Margot, fille de Henri II. Ayant abjuré sa foi protestante, il échappe au massacre de la Saint-Barthélemy, ce qui ne l'empêche pas de s'enfuir peu après pour prendre la tête de l'Union protestante.

La mort du duc d'Alençon, survenue en 1584, fait de lui l'héritier du trône de France, mais la Ligue lui oppose le cardinal de Bourbon. Cependant, Henri III, avant de mourir, le reconnaît comme héritier légitime. Devenu roi de France sous le nom de Henri IV à la mort de son prédécesseur, il doit conquérir son royaume par la force : il bat deux fois les Ligueurs, en 1589 et 1590. Mais Paris lui résiste ; il abjure donc définitivement sa foi protestante, en 1593, se fait sacrer à Chartres et peut alors entrer triomphalement dans Paris le 22 mars 1594.
Les Ligueurs soumis, les Espagnols battus, Henri IV impose au parlement de Paris l'enregistrement de l'Édit de Nantes, promulgué le 13 avril 1598 ; il impose ainsi la paix religieuse et instaure un régime de tolérance.
Comme il vit séparé de sa femme, qui mène une vie dissolue, il obtient l'annulation de ce mariage et épouse en 1600 Marie de Médicis, fille du Grand-Duc de Toscane. Puis il commence à restaurer l'autorité royale et entreprend la réorganisation du pays, exigeant de la noblesse une obéissance totale. Renforçant le pouvoir du gouvernement central, il fait respecter son autorité dans les provinces et reconstitue le domaine royal. Il laisse à Sully le soin de remettre de l'ordre dans les finances, développer l'agriculture et améliorer l'industrie.
Des routes et des canaux sont construits pour favoriser les communications, des établissements coloniaux sont créés au Canada, le pays s'agrandit par différentes annexions. En février 1610, pour contrer les prétentions des Habsbourg, Henri IV contracte une alliance avec les protestants allemands de l'Union évangélique et prépare la guerre contre l'Espagne et les Habsbourg ; mais il est assassiné par un fanatique le 14 mai 1610.


"Avant tout, un chef doit être un homme de spectacle qui donne à ses gens le pain et les jeux qu'ils demandent."
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Dernière édition par Charles de Bonchamps le Sam 1 Oct - 2:32, édité 1 fois
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avatarDuc Leto
MessageSujet: MARGUERITE DE VALOIS   Sam 1 Oct - 1:39


Plus connue sous le nom de la reine Margot, Marguerite de Valois s'est rendue célèbre pour son glamour, son esprit éclairé et son destin hors du commun.

Princesse adulée, femme courtisée et chef de file de la mode, Marguerite fut durant les années 1570 l'un des plus beaux ornements de la cour de France. Les poètes et les écrivains ont beaucoup loué et chanté sa beauté au point que la réputation de ses charmes perdure encore aujourd'hui.

Toutefois, l'étude de ses portraits remet partiellement en question cette image romantique. Marguerite ressemblait beaucoup à sa mère Catherine de Médicis, connue pour sa disgrâce physique, et -canon de l'époque - Marguerite était d'une assez bonne chair qui ne fit que s'accentuer avec l'âge.



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MessageSujet: LOUIS XIII   Sam 1 Oct - 1:50


Né le 27 septembre 1601 à Fontainebleau et mort à Saint- Germain-en-Laye le 14 mai 1643, roi de France de 1610 à 1643, Louis XIII est le fils d’Henri IV et de Marie de Médicis.

Le jeune Louis fut élevé en compagnie de ses frères et sœurs bâtards, que le roi avait eu avec Gabrielle d’Estrées et Henriette d’Entragues.

Timide, sensible, bégayant légèrement, il est très attaché à son père, qui l’initie très jeune à son rôle de souverain. L’assassinat d’Henri IV par Ravaillac le 14 mai 1610 affecte fortement cet enfant de neuf ans.

Il est sacré à Reims le 17 octobre 1610, mais c’est sa mère Marie de Médicis qui assure la Régence. Son précepteur Giles de Souvré lui assura une éducation assez superficielle. Louis se passionnait particulièrement pour la musique et la chasse.Très pieux, renfermé et taciturne, il souffrait beaucoup du quasi-abandon de sa mère et de l’emprise qu’avait sur elle, son favori Concini, promu Maréchal sans avoir jamais dirigé la moindre troupe, et qui dilapidait les réserves accumulée sous le gouvernement de Sully. Il est déclaré majeur en 1614 .


ConciniMarie de Médicis décide de marier son fils à Anne d’Autriche. Le mariage est célébré à Bordeaux le 28 novembre 1615, Louis XIII a quatorze ans. Marie de Médicis et Concini, Maréchal d’Ancre, très impopulaires, étaient les maîtres du royaume, et le roi leur vouait une haine farouche. Aidé de son maître de fauconnerie, Charles d’Albert, duc de Luynes et de quelques fidèles, il fait arrêter Concini qui est abattu sur place, sa femme, qui sera exécutée peu de temps après, et assigne sa mère à résidence à Blois.

Ce premier coup de force en 1617 marque le début du règne de Louis XIII. Le duc de Luynes devint le confident du roi. Promu Connétable, premier gentilhomme de la Chambre, couvert d’honneurs et de charges il fut un piètre administrateur de 1617à 1621. Après la mort de Luynes en 1621, Louis XIII décide de reprendre les rênes du pouvoir. Il s’entoure d’anciens ministres d’Henri IV, comme Brûlart de Sillery, La Vieuville ...

A Blois, Marie de Médicis intrigue contre son fils, et pensant retrouver une influence politique, elle arrive à le convaincre de faire entrer au gouvernement l’évêque de Luçon, ancien ministre de Concini, exilé en Avignon.. Louis XIII se laisse convaincre et Armand Jean du Plessis, cardinal de Richelieu entre au Conseil en 1624.


duc de LuynesBien qu’éprouvant peu de sympathie pour le personnage, Louis XIII reconnaîtra ses qualités d’homme d’état. Ils formeront une association très étroite, jamais démentie : ils partageaient une même conception de la grandeur de la France.

De nombreux complots eurent lieu à la cour, et pour mâter cette noblesse rebelle, Louis XIII promulgua des décrets importants : réaffirmation de l’interdiction du duel, et des sanctions sévères prises contre les contrevenants, allant même jusqu’à la pendaison (ce qui était infamant pour la noblesse) démolition des fortifications intérieures, suppression de la charge de Connétable, possibilité à la noblesse de faire du commerce sans déroger, possibilité d’anoblissement de roturiers, ce qui provoquera un bouleversement fondamental dans les structures sociales. Le règne de Louis XIII voit resurgir les affrontements catholiques-protestants.

Les crises prendront fin au siège de la Rochelle, avec la reddition de la cité huguenote et l’édit de grâce d’Alés le 28 juin 1629, interdisant les assemblées politiques et supprimant les places de sûreté protestantes.

Les affaires extérieures, la guerre de Trente Ans contre les Habsbourg , les conflits de succession d’Italie, de Lorraine sont alors prépondérants dans la vie de Louis XIII, mais sa santé chancelante lui fait renoncer à participer activement aux dernières batailles. Ces guerres imposent de lourds sacrifices au royaume, les impôts sont augmentés, et par voie de conséquence, le renforcement du rôle des intendants. Des révoltes populaires éclatent dans les campagnes : les Va-nu-pieds en Normandie, les Croquants entre Loire et Garonne.


Cinq-MarsLouis XIII n’a jamais beaucoup apprécié la compagnie de son épouse, Anne d’Autriche, et l’absence de dauphin posait un problème sérieux, d’autant que Gaston d’Orléans le frère du roi complotait pour la succession. En 1637 le roi s’engage à placer le royaume sous la protection de la Vierge, c’est « le vœu de Louis XIII » et le 5 septembre 1638, après 23 ans de mariage, naît Louis-Dieudonné, dauphin de France, futur Louis XIV.

La conspiration de son favori Cinq-Mars et de son ami François-Auguste de Thou qui complotèrent avec Gaston d’Orléans ternirent ses dernières années. Richelieu meurt le 4 décembre 1642 et Louis XIII souhaite poursuivre sa politique en faisant entrer Mazarin au Conseil. Sentant ses dernières heures venues, le roi institue le 20 avril 1643, Conseil de Régence nommant Anne d’Autriche régente, Mazarin chef du Conseil. Louis XIII meurt le jeudi 14 mai 1643, exactement trente-trois ans après la mort de son père.

Louis XIII est un roi quelque peu méconnu, car aux yeux de l’histoire, sa personnalité a été éclipsée par celle de son père Henri IV, celle de son fils Louis XIV ou de son ministre Richelieu. Il est aussi la victime romantique d’Alexandre Dumas et de ses trois mousquetaires ! Il ne faut cependant pas oublier que c’est sous son règne que furent crées les instruments du pouvoir que Mazarin et Louis XIV utiliseront pour faire de la France la première puissance européenne de l’époque.



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MessageSujet: ANNE D'AUTRICHE   Sam 1 Oct - 1:55


Ana María Mauricia, infante d'Espagne, infante de Portugal, archiduchesse d'Autriche, princesse de Bourgogne et princesse des Pays-Bas, née le 22 septembre 1601 à Valladolid en Espagne et morte le 20 janvier 1666 à Paris d'un cancer du sein, est reine de France et de Navarre de 1615 à 1643 en tant qu'épouse de Louis XIII puis régente de ces deux royaumes pendant la minorité de son fils (de 1643 à 1651).

Elle est la fille du roi Philippe III (1578-1621), roi d'Espagne(1598-1621) et de l'archiduchesse Marguerite d'Autriche (1584-1611). Elle est la mère de Louis XIV, le « roi Soleil », et de Philippe, duc d'Orléans.



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MessageSujet: RICHELIEU   Sam 1 Oct - 2:00


Armand Jean du Plessis, cardinal-duc de Richelieu et de Fronsac, est un ecclésiastique et homme d'État français, pair de France et le principal ministre du Roi Louis XIII. Il est né à Paris le 9 septembre 1585, et meurt dans cette même ville le 4 décembre 1642 à l'âge de 57 ans.

Initialement destiné au métier des armes, il est contraint de rentrer dans les ordres afin de conserver à sa famille le bénéfice de l'évêché de Luçon. Il est nommé secrétaire d’État à la Guerre le 25 novembre 1616, Ministre des affaires étrangères le 30, puis cardinal en 1622 et principal ministre de Louis XIII en 1624. Il reste en fonction jusqu'à sa mort, en 1642 ; le cardinal Mazarin lui succède.

La fonction exercée par Richelieu auprès de Louis XIII est souvent désignée par l'expression de premier ministre, bien que le titre n'ait été utilisé qu'officieusement à l'époque pour désigner le ministre principal du roi. Son action englobe aussi bien des dimensions politiques, diplomatiques et coloniales que culturelles et religieuses.

Réputé pour son habileté voire pour son caractère jugé retors, souvent critiqué pour sa fermeté intransigeante, il fait de la vision moderne de raison d'État la clé de voûte de ses méthodes de gouvernement et de sa conception de la diplomatie et de la politique. En lutte à l'intérieur contre la noblesse et les protestants, et à l'extérieur contre les Habsbourg. Il réprime sévèrement tant les duels meurtriers que les révoltes antifiscales paysannes ; on le considère comme un fondateur essentiel de l'État moderne de France.

Son action est un dur combat pour un renforcement du pouvoir royal, qui s'affirmera d'une manière plus triomphante sous le gouvernement personnel de Louis XIV (1661-1715) et plus apaisée sous celui du cardinal Fleury (1726-1743). Cette nouvelle forme de la monarchie sera plus tard désignée par le terme d'absolutisme.



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MessageSujet: LOUIS XIV   Sam 1 Oct - 2:04


Louis-Dieudonné dit, jusqu'au XVIIe siècle inclus, Louis Quatorzième puis Louis XIV et surnommé par la suite « le Roi-Soleil » ou Louis le Grand, né à Saint-Germain-en-Laye le 5 septembre 1638 et mort à Versailles le 1er septembre 1715 est du 14 mai 1643 jusqu’à sa mort, roi de France et de Navarre, le soixante-quatrième souverain de France, le quarante-quatrième de Navarre et le troisième de la maison de Bourbon de la dynastie capétienne. Son règne de 72 ans[1] est le plus long tant de l'histoire de France que de toute l'histoire européenne[2].

Louis XIV accède au trône quelques mois avant son cinquième anniversaire, mais, après une minorité marquée par la révolte de la Fronde (1648-1653), il n’assume personnellement le contrôle du gouvernement qu’à partir de la mort de son ministre principal, le cardinal Mazarin, en 1661. Il ne prend alors plus de ministre principal. Monarque, il accentue encore son rôle direct dans l'État après la mort de ses puissants ministres Colbert (1683) et Louvois (1691). Son règne marque l'apogée de la construction séculaire d'un absolutisme royal de droit divin. Son autorité absolue se déploie avec la fin des grandes révoltes nobiliaires, parlementaires, protestantes et paysannes, qui marquaient la vie du royaume depuis plus d'un siècle. Revers de la médaille, il réduit presque à néant la liberté de la presse, limitant les courants d'opinion y compris littéraires ou religieux.

Louis XIV mène la diplomatie et la guerre à son gré et accroît le territoire de la France et sa puissance en Europe par plusieurs séries de guerres européennes. Il fait fortifier les villes conquises par Vauban et entoure ainsi les nouvelles frontières de leur « ceinture de fer », dans le cadre d'une politique territoriale de « pré carré » qui redessine et rationalise les limites du pays.

Son gouvernement personnel coïncide également avec un effort de développement économique, commercial et colonial, mené notamment par son ministre Colbert, volet économique de la recherche de la prédominance française. Le prestige culturel s'affirme grâce à la présence de figures artistiques protégées par le mécénat royal, telles que Molière, Racine, Boileau, Lully, Le Brun et Le Nôtre. D'autres, plus indépendants, tels le poète La Fontaine, le philosophe Blaise Pascal, l'épistolaire Madame de Sévigné, le moraliste La Bruyère ou le mémorialiste Saint-Simon font également du règne l'apogée historique du classicisme français. Sous son règne, la France acquiert une prééminence européenne économique, politique et militaire et le prestige de la France, de son peuple, de son langage parlé par les élites et dans toutes les cours d'Europe et bien sûr de son roi permet, dès son vivant, de parler du « siècle de Louis XIV », sur le modèle des siècles de Périclès et d'Auguste ou encore du « Grand Siècle ».

Le roi met aussi en place un État centralisé et absolutiste. Il le dirige après 1682 depuis le vaste château de Versailles, dont il a ordonné la construction. Ce dernier, modèle architectural de nombreux palais européens, est le cadre d'une étiquette très élaborée à laquelle il soumet la noblesse de cour, qu'il tient étroitement en main auprès de lui. Louis XIV réduit aussi le rôle des Parlements, réprime les révoltes antifiscales paysannes, entretient un très long bras de fer avec les jansénistes et prend la décision controversée de la révocation de l'édit de Nantes en 1685.

La fin de son long règne est ternie par l'exode des protestants persécutés, par une série de revers militaires, par la famine de 1693 et celle de 1709 qui font près de deux millions de morts, par la révolte engendrant la guerre des Camisards et par de nombreux décès dans la famille royale. Mais la régence de son successeur, Louis XV, âgé de cinq ans à la mort de son arrière-grand-père, se déroule sans heurts, ce qui témoigne de la stabilité du royaume établie par le monarque.

Habité par l'idée de sa gloire et de son droit divin, soucieux d'accomplir en permanence son « métier de roi », Louis XIV est devenu l'archétype du monarque absolu.



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MessageSujet: MAZARIN   Sam 1 Oct - 2:07


Jules Mazarin (Giulio Mazarini ou Mazzarini, nom dont il francisa peu à peu lui-même l’écriture en Mazarin, mais dont il signe encore Mazarini, à l'italienne, à la fin de sa vie au bas du Traité des Pyrénées), né à Pescina le 14 juillet 1602 et mort à Vincennes le 9 mars 1661, mieux connu sous le nom de cardinal Mazarin, fut un diplomate et homme politique, d'abord au service de la Papauté, puis des rois de France Louis XIII et Louis XIV. Il succéda à Richelieu en tant que principal ministre de 1643 à 1661.



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MessageSujet: MARIE MANCINI   Sam 1 Oct - 2:10


Amenée de Rome à la cour de France par son oncle, Marie Mancini est réputée être le premier véritable amour du jeune Louis XIV. En juillet 1658, après le siège de Dunkerque, Louis XIV tombe gravement malade et Marie, pensant que la fin est proche, manifeste l'intérêt qu'elle a pour lui en versant des larmes qui ont fait date dans l'Histoire. De fait, ce sont ses pleurs qui attirent sur elle l'attention du jeune roi, attention qu'elle conserve ensuite par son esprit et sa culture, littéraire notamment.

Si certains, au même titre que le roi, voient dans ces larmes la preuve d’un amour désintéressé et sincère, d’autres, moins romanesques, y voient plutôt la déception d’une jeune femme qui, après avoir longtemps été le faire-valoir de sa sœur la comtesse de Soissons, voit sa campagne amoureuse menée à l’encontre de Louis s’anéantir. En effet, alors que Marie venait à peine de s’attirer l’attention du roi par son esprit brillant, elle apprend qu’il peut mourir d’une minute à l’autre. Elle qui avait tout misé sur l’amour de Louis, effleurant même le projet d’un jour monter sur le trône de France, voit ses fantasmes se dissiper, ses espoirs de revanche disparaître. Si elle était devenue reine, quelle revanche aurait-elle prise sur ses sœurs, sur son oncle, le cardinal Mazarin, et sur toute la Cour qui ne la prend pas au sérieux. C’est pourquoi, durant le temps de la maladie du roi, Marie « se tua de pleurer », selon les mots de la Grande Mademoiselle.

Lorsque la Cour regagne Fontainebleau, Marie Mancini en est le point d'attraction, présidant aux fêtes et aux bals, succédant en ceci à sa sœur Olympe, qui avait précédemment la faveur du roi. Comme elle, Marie est une Précieuse, et entoure sa relation avec le roi d'un luxuriant imaginaire romanesque, inspiré de l'Arioste et du Tasse.

La mère du Roi, la Reine Anne d'Autriche, et le Cardinal Jules Mazarin s'opposèrent à une éventuelle union des deux jeunes gens, qui aurait représenté une mésalliance inacceptable, d'autant plus que le cardinal est en pourparlers afin de négocier un mariage royal avec l'infante Marie-Thérèse d'Autriche et que Marie n'aime pas beaucoup son oncle. Mazarin n'avait donc aucun avantage à faire en sorte que sa nièce devienne reine car à peine intronisée, elle l'aurait certainement congédié[réf. nécessaire].

L'éloignement forcé de Marie pendant quelques mois, d'abord pour La Rochelle puis à Brouage, et sa dernière entrevue avec Louis XIV avant son départ de la cour, le 22 juin 1659, ont inspiré un vers célèbre de Racine dans sa tragédie Bérénice :

Vous êtes empereur, Seigneur, et vous pleurez


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MessageSujet: Re: LES BOURBONS, ROIS, REINES, MINISTRES, MAITRESSES   Sam 1 Oct - 2:19


Née le 6 août 1644 au manoir de La Vallière, à Tours, Françoise Louise de La Baume Le Blanc, que l'on appelle très vite par son deuxième prénom, est la fille d'un militaire et de la riche veuve d'un conseiller au Parlement de Paris. Elle a passé son enfance à l'hôtel de la Crouzille à Tours (détruit pendant les bombardements de 1940), et au château de la Vallière à Reugny, possessions de sa famille. Au décès de son père, en 1651, sa mère épouse en troisièmes noces Jacques de Courtavel, marquis de Saint Remy et maître d'hôtel de l'oncle du roi Gaston de France, duc d'Orléans à Blois. Louise de La Baume Le Blanc sera éduquée avec les trois filles du duc dont elle a le même âge.

A dix-sept ans, Louise entre en tant que demoiselle d'honneur dans la Maison d'Henriette d'Angleterre, dite Madame, première épouse de Monsieur, frère du roi.

Discrète, modeste, Louise est une charmante jeune fille aux doux yeux clairs. Dès 1661, peu après son arrivée à la Cour, François Honorat de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan, la pousse dans les bras du jeune Louis XIV. Le rapprochement entre le roi et Mademoiselle de La Vallière se fait à travers la stratégie dite, à l'époque, du « paravent » ou du « chandelier » : le roi doit feindre de la courtiser afin que l'attention de la Cour ne se porte plus sur l'idylle naissante entre lui et Madame, sa belle-sœur. Louise, qui est secrètement amoureuse de Louis XIV, est ravie. Rapidement, le roi, qui n'a que vingt-trois ans, est pris à son propre jeu : il tombe sous le charme de la jeune femme et en fait sa maîtresse. La liaison, bien que discrètement entretenue, est rapidement connue et provoque la colère des dévots comme Bossuet.

Au temps de sa splendeur, Louise de La Vallière portait une cravate à large nœud flottant, souple, et d'étoffe grise, couleur de la famille La Vallière. En 1875 le terme de La Vallière (ou lavallière) fut associé à cette cravate lorsque les peintres de cette époque peignirent cet élément vestimentaire.


Louise de La Vallière et ses enfants par Pierre Mignard
Louise de La Vallière et ses enfants par Peter Lely, Musée des Beaux-Arts de Rennes.Louise aura quatre enfants du roi. Les deux derniers seront légitimés[2] :

1.Charles (1663-1666)
2.Philippe (1665-1666)
3.Marie-Anne de Bourbon (1666-1739), dite Mademoiselle de Blois, qui épousa Louis Armand I de Bourbon-Conti
4.Louis de Bourbon, comte de Vermandois (1667-1683)
Après la mort d'Anne d'Autriche en 1666, Louis XIV affiche publiquement sa liaison, ce qui déplaît beaucoup à Louise qui, aux fastes d'une liaison publique avec le roi, préfère les démonstrations de tendresse en aparté. C'est à ce moment que la Cour voit le retour de la splendide Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, devenue suite à son mariage Marquise de Montespan. Le roi, subjugué par cette « beauté à montrer à tous les ambassadeurs », cherche à en faire sa maîtresse. Le début de leur liaison, que l'on situe habituellement lors de la campagne des Flandres de 1667, marque le commencement d'un déclin sans retour de la faveur royale à l'égard de Louise.

En mai 1667, un an après la mort de la reine-mère Anne d'Autriche, Louise est faite duchesse de la Vallière et de Vaujours et sa fille est légitimée. Aux yeux de tous, c'est le cadeau de la disgrâce. Le roi attendra ensuite deux ans avant de légitimer le fils qu'elle lui donne en octobre de la même année.

Une longue période de cohabitation débute alors entre les deux favorites. Encore une fois, Louise est un « paravent » devant dissimuler au public les amours du roi avec une femme dite mariée, Mme de Ludres. Dans l'espoir de regagner le cœur du roi qu'elle n'a pas cessé d'aimer, Louise essuie toutes les humiliations que lui inflige la nouvelle favorite. En 1670, après une longue maladie - peut-être une fausse couche - qui lui fait entrevoir la mort, Louise se tourne vers la religion, rédigeant d'émouvantes « Réflexions sur la miséricorde de Dieu ».

Sur les conseils de Bourdaloue, du Maréchal de Bellefonds (Premier maître d'hôtel du roi) et de Bossuet, elle décide de quitter la Cour pour entrer au très strict couvent des Grandes-Carmélites du faubourg Saint-Jacques. Obligée de solliciter l'autorisation de Louis XIV pour se retirer, Louise rejette toute solution de couvent « plus douillet ». Afin de la dissuader, Madame de Montespan lui fait dépeindre, par la voie de Madame Scarron (qui deviendra plus tard Madame de Maintenon), les privations et les souffrances auxquelles elle s'exposerait en entrant au Carmel, ainsi que le scandale que ne manquerait pas de susciter une telle décision. Mais ces tentatives resteront vaines. Avant de se retirer, Louise tient même à faire des excuses publiques à la reine Marie-Thérèse, ce qui fait grand bruit.

Peu de temps après, elle prononce ses vœux perpétuels, prenant le nom de Louise de la Miséricorde. Au couvent, elle reçut plusieurs fois la visite de la reine, de Bossuet, de la marquise de Sévigné et de la duchesse d'Orléans, belle-sœur du roi à qui elle avait confié l'éducation de son fils le comte de Vermandois.

Elle mourut le 6 juin 1710 après 36 ans de vie religieuse et fut inhumée dans le cimetière de son couvent, loin de son duché-pairie, où rien n'atteste qu'elle soit venue un jour.

Saint-Simon n'hésite pas à la qualifier de « sainte » et dit d'elle : « Heureux le roi s'il n'eut eu que des maîtresses semblables à Mme de la Vallière... ». Sainte-Beuve estime que, des trois plus célèbres favorites de Louis XIV, c'est elle « de beaucoup la plus intéressante, la seule vraiment intéressante en elle-même. »

La famille laissera son nom à une reliure de couleur feuille morte dite maroquin lavallière, du duc de La Vallière, célèbre bibliophile, neveu de la duchesse (1708-1780).



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MessageSujet: Mme de MONTESPAN   Sam 1 Oct - 2:23


Fille de Gabriel de Rochechouart de Mortemart et de Diane de Grandseigne, Françoise, qui prit plus tard le nom d'Athénaïs sous l'influence de la préciosité, fut d'abord élevée au sein d'une abbaye située à Saintes, l'abbaye aux dames. Elle en sortit en 1658, sous le nom de Mademoiselle de Tonnay-Charente. Arrivée à la Cour de France peu après, grâce à l'intervention d'Anne d'Autriche (et à la tante de Françoise de Montespan, Anne de Rochechouart de Mortemart, qui fut une de ses camarades de jeu), la jeune fille est attachée au service d'Henriette d'Angleterre, belle-sœur de Louis XIV.

Elle épousa en février 1663 Louis Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan († 1691), dont elle eut Marie-Christine de Gondrin de Montespan (1663-1675) et Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin, marquis puis duc d'Antin (1665-1736). Elle rencontra Louis XIV à l'automne 1666. Occupé de son amour pour sa favorite, Louise de La Vallière, il ne fit tout d'abord pas attention à elle. Mais, lorsqu'elle se lia avec la duchesse, le roi, la rencontrant souvent chez sa maîtresse et chez la reine, remarqua sa conversation piquante, naturelle et enjouée. "À la plus surprenante beauté, elle joignait l'esprit le plus vif, le plus fin, le mieux cultivé, cet esprit héréditaire dans sa famille" dira Mme de Sévigné. Insensiblement, Louis XIV se laissa charmer par la belle marquise, mordante sans méchanceté et agréable conteuse. On convient que Mme de Montespan ridiculisait beaucoup de gens, uniquement pour amuser le roi. Ses sarcasmes n'étaient pourtant pas sans danger. Les courtisans les craignaient. Ils évitaient surtout de se laisser voir sous ses fenêtres quand Louis XIV était avec elle ; ils appelaient cela "passer par les armes". La marquise devint la maîtresse du roi en mai 1667. Son mari fit un scandale à la cour lorsqu'il apprit la nouvelle. Il fut promptement enfermé au For-l'Évêque, puis exilé sur ses terres, en Gascogne, d'où il ne sortit presque plus jusqu'à sa mort.



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MessageSujet: NICOLAS FOUQUET   Sam 1 Oct - 2:26


Nicolas Fouquet, marquis de Belle-Île, vicomte de Melun et Vaux,[1] né en janvier 1615[2] à Paris, mort le 3 avril 1680 à Pignerol, est un homme d'État français de haut rang[3], surintendant des finances à l'époque de Mazarin, destitué et arrêté sur l'ordre de Louis XIV en 1661 pour malversations, condamné à la confiscation de ses biens et au bannissement hors du royaume, peine que Louis XIV aggrave[4], en vertu de ses pouvoirs de justice, en le faisant emprisonner pour le reste de sa vie.



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MessageSujet: VAUBAN   Sam 1 Oct - 2:30


Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (entre le premier et le 5 mai 1633 - 30 mars 1707) est un homme à multiples visages : ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien et essayiste français, qui préfigure, par nombre de ses écrits, les philosophes du siècle des Lumières.

Expert en poliorcétique, il donna au royaume de France « une ceinture de fer » et fut nommé maréchal de France par Louis XIV.

Vauban a voulu faire de la France un pré carré, selon son expression, protégé par une ceinture de citadelles. Il a conçu ou amélioré une centaine de places fortes. L'ingénieur n'avait pas l'ambition de construire des forteresses inexpugnables, car la stratégie consistait alors à gagner du temps en obligeant l'assaillant à immobiliser des effectifs dix fois supérieurs à ceux de l'assiégé. Il dota la France d'un glacis qui la rendit inviolée durant tout le règne de Louis XIV — à l'exception de la citadelle de Lille qui fut prise une fois — jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, où les forteresses furent démodées par les progrès de l'artillerie.

La fin de sa vie fut assombrie par l'affaire de la Dîme Royale, qu'il décida de publier, malgré l'interdiction royale : dans cet essai, Vauban proposait un audacieux programme de réforme fiscale pour tenter de résoudre les injustices sociales et les difficultés économiques des « années de misère » de la fin du règne du Roi Soleil.

Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO le 7 juillet 2008[1],[2].



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MessageSujet: Re: LES BOURBONS, ROIS, REINES, MINISTRES, MAITRESSES   

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